Faut-i bein
faut-i bein… s’encrocheter dans ses own pieds. À moitché estropiée. Anyway, ça
t’a-ti déjà arrivé, toi ? Tu sautes s’un pied, su l’autre, t’asseyes de faire deux
trois chouses en même temps… le déjeuner, mette tes hardes, whatever… pi les
deux pieds prennont de travers, une move d’acrobat de trop, tu perds ton balan
pi bragne! t’es abâs. Ayoye! Yinque la
chatte qui vient ouère si t’es encôre envie, pas un âme alentour. Tu t'traînes
à quatre pattes pi t’asseyes de penser quoi faire, à moitché ébarouie. T’es pas
assez éhanchée pour caller l’obulance but t’es pas assez bein pour te driver
toi-même… so quoi-ce qu’une parsonne fait ?
Call un taxi pour t’amener à l’out patient. Taxi driver te voit sauter s’un
pied pi te dit que t’as besein d’un walker. So much effronté. Anyway, bein
sarvie à l’hôpital, pas trop d’monde. X tray pi toute, rien de cassé, l’ankle de
r’foulé comme il faut. So des bétchilles pour queuques jours pi rien faire
pantoute. C’est comme chouse dirait, ça t’apprendra à slaquer pi de yinque faire
un affaire à la fois…
Bienvenue au blogue qui a comme intention de partager récits inspirés de souvenirs ainsi que du quotidien dans son accent et son parler de Memramcook, village vallonné au sud-est du Nouveau-Brunswick. Sans prétendre être représentatifs de tous les habitants de Memramcook, certains personnages du blogue s’exprimeront dans un parler possiblement vieilli. Le terme 'cooker talk' est dérivé du sobriquet 'cooker', parfois accordé aux natifs de ce village acadien.
vendredi 9 novembre 2012
mercredi 7 novembre 2012
Une moyenne messe de hairdoo
C’est tout-ce qu’alle avait pas fait, la fille Alphonse encôre.
Une vraie martyr. A s’a fait couper les cheveux su la hairdresser qui s’avait à
moitché dânnée des ânnées passées. A s’en avait sorti so much qu’i disiont, qu’alle
avait v’nue mieux assez pour back starter à travailler pi coiffer les femmes du
village. Ça pas pris longtemps qu’y sortiont de là avec une moyenne tegnasse. Y’en
a qu’aviont les cheveux de brûlés su l’cagouette ou bedon une tête toute
ébouriffée, des verts pi des purple des fois. Anyway, des moyennes messes de hairdoo,
j’vas t’dire. So la fille Alphonse, pas pu rusée, a té s’faire s’mette belle
pour les noces à son neveu pi pensant qu’a s’f’rait faire une nouvelle style.
Quand-ce ça té fini pi qu’a s’avisée dans l’miroué, I guess
que la hairdresser l'a quasiment ramassée à terre. Alle avait une nouvelle style
alright, l’esclâve… trois p’tites touffes de cheveux de reste su l’fait d’la
tête, moitché à pique pi d’un beau bleu bright…
mardi 6 novembre 2012
La blette à bouchure
T’arais-pas vu la blette à bouchure, toujou? J’asseye d’la prende. Alle
était sous la shed à bois, but ej peux pas l’attraper, la verras. Alle est vif
comme toute. Si j’pouvais m’dégrasser j’f’rais v’nir le trappeux pour y mette
une attrape de sarvice, lui qui counnait ça, parce qu’alle asseye de prende les
poussins dans l'tette à poule. Oua ouaye ça peut manger des p’tits poulets, cte
varmine là. Hey! Fauque j’y alle… la v’là!
-Thomas à Cinq pouces
lundi 5 novembre 2012
Le docteur frotteux
J’ai
pris une braque de folle la semaine passée pi j’ai té ouère un docteur
frotteux. Y’as-tu déjà té, toi? C’est maniére d’une expérience, en tout cas. Ça
faisait un élan que j’avais mal à l’échine pi tcheuqu’un m’a dit qu’un docteur
frotteux pourrait p’tête me radorser. So j’m’ai fait un appointement. J’ai pas
de r’gret, j’vas te dire, but su l’coup j’étais pas sûre que j’allais passer à
travers. Il hallait par icitte, pi i’me tordait par là, j’ai v’nu proche de m’évanoui.
Pi là i s’a mis à m’frotter pi m’chatouiller les pieds pi les orteils… tcheu
pâtirât! Mon djeu… j’peux pu espèrer pour back y aller…
-Marguerite à
Sifrois
samedi 3 novembre 2012
La Wing-à-hein
Connais-tu
la Wing-à-hein? C’est un chanteux maniére
de country western, acadien, ché pas trop, qui passait les maisons à Memramcook un temps
passé pour vendre ses cassettes. Ouaye… dans l’temps des cassettes, ça fait un
élan de d’ça. C’est un one-man show qu’on peut dire, tchorieux pi p’tête
tannant su les bôrds, s’lon à tchi c’est que tu demandes. Y’en a qui le
comparont à Cayouche asteure… toute dépendant des goûts pi les opinions, j’crois
bein. But c’est du monde de même qui met d’la vie dans les villages pi ça fait
partie d’note culture. So si t’es curieux, tu peux aller écouter une de ses most
famous tounes su c’te link icitte :
vendredi 2 novembre 2012
Au grabâs
Ouf! J’empleyais l’temps c’te s’maine par rappôrt qu’i faisait assez
beau, assez beau. J’me compornais pu, j’avais le feu d'pris au fond d'tchulotte pi ça y
baillait. J'finissais d’rentrer le
jardinage, de faire le bouteillage, de couper l’lawn pi d’râcler les feuilles que v’là…
j’ai v’nu abâs. Pas tchorieux quand-ce tu
t’trouves la face plate à terre pi que tu peux pu te r’l’ver. J’ai tant fait
que j’m’ai dragué jusqu’à mon car parké pas loin. J’ai rouvri la porte du car
pi j’m’ai mis à varger su l’horn. Une raquet
du djâbe. Well ça worké, l’voisin d’ensuite s’a d’mandé quoi c’est qu’allait on so y’a venu ouère. C’était rien d'sorieux, j'crois bein… j’étais yinque manqué
tout net, au grabâs. Anyway, ça m’apprendra d’brûler la chandelle des
deux bouttes. So j’m’ai j’té le côrps aux pûces pour une coupe de jours pi
j'crois que j'vas passer à travers...
- Rufin à Zade
jeudi 1 novembre 2012
Une glasse de vin à note santé
As-tu entendu parler du festival de vin qui s’en vient à la weekend?
C’est rendu quite da ting, un grou zévénement. Les counnaisseux de vin
moitché high tune de Moncton aviont starté ça y’a passé 20 ans, j’crois,
pi asteure ça halle le monde de partout. Le monde d’la côte, le monde du nôrd,
d’su l’Ile, d’la Nova Scotié pi all over. T’as pu besein de counnaîte le vin
pour y aller. C’est une bonne façan d’apprendre… ou de virer la brosse,
whatever. But c’est moitché bedas, c’est sold out dans pas d’temps.
So si t’as
eu des tickets pi qu’tu y vas, well enjoy-toi pi tu boiras une glasse à note
santé! (by da way, j’aime le porto)
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