vendredi 9 novembre 2012

À moitché estropiée


Faut-i bein faut-i bein… s’encrocheter dans ses own pieds. À moitché estropiée. Anyway, ça t’a-ti déjà arrivé, toi ? Tu sautes s’un pied, su l’autre, t’asseyes de faire deux trois chouses en même temps… le déjeuner, mette tes hardes, whatever… pi les deux pieds prennont de travers, une move d’acrobat de trop, tu perds ton balan pi bragne!  t’es abâs.  Ayoye! Yinque la chatte qui vient ouère si t’es encôre envie, pas un âme alentour. Tu t'traînes à quatre pattes pi t’asseyes de penser quoi faire, à moitché ébarouie. T’es pas assez éhanchée pour caller l’obulance but t’es pas assez bein pour te driver toi-même… so quoi-ce qu’une parsonne fait ?  Call un taxi pour t’amener à l’out patient. Taxi driver te voit sauter s’un pied pi te dit que t’as besein d’un walker. So much effronté. Anyway, bein sarvie à l’hôpital, pas trop d’monde. X tray pi toute, rien de cassé, l’ankle de r’foulé comme il faut. So des bétchilles pour queuques jours pi rien faire pantoute. C’est comme chouse dirait, ça t’apprendra à slaquer pi de yinque faire un affaire à la fois…

mercredi 7 novembre 2012

Une moyenne messe de hairdoo


 
C’est tout-ce qu’alle avait pas fait, la fille Alphonse encôre. Une vraie martyr. A s’a fait couper les cheveux su la hairdresser qui s’avait à moitché dânnée des ânnées passées. A s’en avait sorti so much qu’i disiont, qu’alle avait v’nue mieux assez pour back starter à travailler pi coiffer les femmes du village. Ça pas pris longtemps qu’y sortiont de là avec une moyenne tegnasse. Y’en a qu’aviont les cheveux de brûlés su l’cagouette ou bedon une tête toute ébouriffée, des verts pi des purple des fois. Anyway, des moyennes messes de hairdoo, j’vas t’dire. So la fille Alphonse, pas pu rusée, a té s’faire s’mette belle pour les noces à son neveu pi pensant qu’a s’f’rait faire une nouvelle style. Quand-ce ça té fini pi qu’a s’avisée dans l’miroué, I guess que la hairdresser l'a quasiment ramassée à terre. Alle avait une nouvelle style alright, l’esclâve… trois p’tites touffes de cheveux de reste su l’fait d’la tête, moitché à pique pi d’un beau bleu bright…

mardi 6 novembre 2012

La blette à bouchure


 

T’arais-pas vu la blette à bouchure, toujou? J’asseye d’la prende. Alle était sous la shed à bois, but ej peux pas l’attraper, la verras. Alle est vif comme toute. Si j’pouvais m’dégrasser j’f’rais v’nir le trappeux pour y mette une attrape de sarvice, lui qui counnait ça, parce qu’alle asseye de prende les poussins dans l'tette à poule. Oua ouaye ça peut manger des p’tits poulets, cte varmine là. Hey! Fauque j’y alle… la v’là!

-Thomas à Cinq pouces

lundi 5 novembre 2012

Le docteur frotteux


 
J’ai pris une braque de folle la semaine passée pi j’ai té ouère un docteur frotteux. Y’as-tu déjà té, toi? C’est maniére d’une expérience, en tout cas. Ça faisait un élan que j’avais mal à l’échine pi tcheuqu’un m’a dit qu’un docteur frotteux pourrait p’tête me radorser. So j’m’ai fait un appointement. J’ai pas de r’gret, j’vas te dire, but su l’coup j’étais pas sûre que j’allais passer à travers. Il hallait par icitte, pi i’me tordait par là, j’ai v’nu proche de m’évanoui. Pi là i s’a mis à m’frotter pi m’chatouiller les pieds pi les orteils… tcheu pâtirât! Mon djeu… j’peux pu espèrer pour back y aller…

-Marguerite à Sifrois

samedi 3 novembre 2012

La Wing-à-hein


Connais-tu la Wing-à-hein?  C’est un chanteux maniére de country western, acadien, ché pas trop, qui passait les maisons à Memramcook un temps passé pour vendre ses cassettes. Ouaye… dans l’temps des cassettes, ça fait un élan de d’ça. C’est un one-man show qu’on peut dire, tchorieux pi p’tête tannant su les bôrds, s’lon à tchi c’est que tu demandes. Y’en a qui le comparont à Cayouche asteure… toute dépendant des goûts pi les opinions, j’crois bein. But c’est du monde de même qui met d’la vie dans les villages pi ça fait partie d’note culture. So si t’es curieux, tu peux aller écouter une de ses most famous tounes su c’te link icitte :

vendredi 2 novembre 2012

Au grabâs


 
Ouf! J’empleyais l’temps c’te s’maine par rappôrt qu’i faisait assez beau, assez beau. J’me compornais pu, j’avais le feu d'pris au fond d'tchulotte pi ça y baillait. J'finissais d’rentrer le jardinage, de faire le bouteillage, de couper l’lawn pi d’râcler les feuilles que v’là… j’ai v’nu abâs.  Pas tchorieux quand-ce tu t’trouves la face plate à terre pi que tu peux pu te r’l’ver. J’ai tant fait que j’m’ai dragué jusqu’à mon car parké pas loin. J’ai rouvri la porte du car pi j’m’ai mis à varger su l’horn. Une raquet du djâbe. Well ça worké, l’voisin d’ensuite s’a d’mandé quoi c’est qu’allait on so y’a venu ouère. C’était rien d'sorieux, j'crois bein… j’étais yinque manqué tout net, au grabâs. Anyway, ça m’apprendra d’brûler la chandelle des deux bouttes. So j’m’ai j’té le côrps aux pûces pour une coupe de jours pi j'crois que j'vas passer à travers...

- Rufin à Zade

jeudi 1 novembre 2012

Une glasse de vin à note santé


 

As-tu entendu parler du festival de vin qui s’en vient à la weekend? C’est rendu quite da ting, un grou zévénement. Les counnaisseux de vin moitché high tune de Moncton aviont starté ça y’a passé 20 ans, j’crois, pi asteure ça halle le monde de partout. Le monde d’la côte, le monde du nôrd, d’su l’Ile, d’la Nova Scotié pi all over. T’as pu besein de counnaîte le vin pour y aller. C’est une bonne façan d’apprendre… ou de virer la brosse, whatever. But c’est moitché bedas, c’est sold out dans pas d’temps.
So si t’as eu des tickets pi qu’tu y vas, well enjoy-toi pi tu boiras une glasse à note santé! (by da way, j’aime le porto)